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Comment, en démocrate, réfuter les décisions d’un conseil constitutionnel? Comment appeler à l’insurrection,  à quelques jours des urnes, voire au coup d’Etat, sans mettre la démocratie en danger ?  De quelle légitimité se réclamera-t-on si l’on donne plus de crédit aux chancelleries occidentales, alliées certes mais alliés encombrants, qu’au conseil constitutionnel même fêlé, avec des membres qui ont vu leur émolument triplé alors que le commun des sénégalais tirait le diable par la queue ?
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 En Mauritanie, nous connaissons des démocrates qui un matin du 6 août 2008 avaient applaudi des deux mains ce qui fut présenté comme une «rectification ». La suite, on la connaît. Le premier des démocrates à avoir validé la «rectification » n’a toujours pas fini d’expier cette erreur de jugement à travers une coordination de l’opposition qui ne coordonne rien du tout. Quant au deuxième, il multiplie des allers –retours entre la majorité et l’opposition, se mettant hors jeu tout seul. La démocratie se mérite, et ne peut être seulement un trophée de salon. Les jeunes sénégalais galvanisés par le printemps arabe donnent une leçon de démocratie au monde entier et à leurs vieux opposants. Il est temps que la démocratie légitime issue des aspirations des peuples l’emporte sur la démocratie des copains et des corridors d’intérêts entre les présidents et les conseils constitutionnels. En vieux briscard, Wade le sait : il est déjà réélu face à une opposition naïve qui veut bien participer aux élections mais à condition de gagner.  Seule la rue peut le lui en empêcher. Â
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