![]() | | |||


Qui est cet islamiste condamné à mort par contumace en Algérie ? Un terroriste illuminé ? Un bandit de grand chemin ? Un contrebandier ? Tout cela à la fois. Cet algérien est l'un des chefs de la branche maghrébine d'Al-Qaïda, ex-Groupement salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), héritier de l'ancien Groupe islamique armé (GIA).
Surnommé « l'insaisissable » par un ancien chef des services de renseignements français, l'homme se joue depuis 15 ans des frontières, sillonnant la « zone grise » très difficile à contrôler, aux confins du sud Algérien, du Tchad, du Mali, du Niger et de la Mauritanie.
Il rencontre les futurs chefs d'Al-Qaïda en 1991
Né en juin 1972 à Ghardaia, à 600 km au sud d'Alger, il rejoint à 19 ans les moudjahidines afghans, en lutte contre l'armée soviétique. C'est là qu'il rencontre les futurs leaders d'Al-Qaïda. Il rentre en Algérie en 1993 et devient un des chefs du GIA (Groupe islamiste armé).
En 1998, il passe au GSPC, né d'une scission du GIA, l'un des groupes armés algériens les plus sanguinaires. Il se lance dans la contrebande, le trafic de drogue et se lie avec les tribus touaregs du Niger et du Nord Mali.
Avec l'allégeance du GSPC à Oussama Ben Laden en 2006 et sa transformation en Al-Qaïda au Maghreb islamique, Belmokhtar est remplacé par Abdelhamid Abou Zeïd dans le grand sud algérien.
Depuis, il agirait au Nord Mali à la tête de 200 hommes, se déplaçant en permanence pour éviter d'être repéré.
Â
France-Soir