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Ce lundi, les députés de la COD se sont retirés lors de la séance d’ouverture de la 2e session parlementaire de cette année .Ils entendaient protester contre les propos par le président de l’Assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir.
Ce dernier dans son allocution a fait allusion aux derniers sit in de la COD remettant en cause ainsi les tentatives exigeant le départ du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon Boulkheir le pays traverse une phase marquée par « des appels récurrents à l’anarchie et à la violence en de déstabiliser le régime ».
C'est une question qui nous vient à l'esprit à la lecture de l'affaire Biram. Quels musulmans sommes-nous donc en Mauritanie? D'aprés le constat de ces derniers jours, les mauritaniens sont prêts à défendre la sacralité d'un grand érudit mort il y a des siécles mais à pas à lever le petit doigt pour sortir deux petites filles mineures, esclaves, des griffes d'un maître. Voilà tout le paradoxe. L'islam, le vrai, va dans le sens de l'universalisme, de l'égalité entre homme de toutes les conditions, de la tolérance et non dans la défense des puissants de la cité contre les pauvres. Le vrai islam, celui du coran, des hadiths, de la tradition prophétique et de celle des califes, prêche l'abolition et non l'asservissement, la beauté et non la laideur. Or, beaucoup des livres qui interprétent le massage sacré, sont à ramener à leurs conditions sociales de production. Comment vivaient les auteurs de tels livres, quels étaient leurs rapport avec le pouvoir, avaient-ils des esclaves? Crier au feu, en refusant toute analyse de tels livres qui, de surcroît, vont dans le sens contraire de l'aspiration des hommes à l'égalité, c'est desservir l'islam. Que le geste de Birame choque les fidéles peut se comprendre. Mais que le bien nommé soit taxé d'apostasie et envoyé en garde à vue, coupé de sa famille, rassemble à une tentative éhontée de faire taire le seul véritable opposant politique en Mauritanie. Si nous sommes musulmans, nous devons procéder à notre propre interrogation intérieure. Revenir à l'Ijtihad et non crier au Djihad dans des trafics de conscience et de drogue. Si nous sommes musulmans, nous devons regarder les problémes de l'esclavage sans faux fuyants. Il est vrai vrai que beaucoup de nos grands érudits excellent tous les vendredis dans la dénonciation de ce qui se passe en Palestine. Rare sont ceux qui osent parler de la question de l'esclavage et de la cohabitation en Mauritanie
. A force de voir des imamas inféodés au pouvoir, on a créé un islam officiel, politisé et qui fonctionne comme une structure de soutien à la fonction présidentielle. Si en Iran c'est Ahmadinejad qui est manipulé par les religieux, en Mauritanie ce sont les religieux qui sont manipulés par le pouvoir. D'où leur méfiance à l'encontre de Birame, seul opposant à se dresser contre un systéme d'asservissement, inégalitaire, opaque et, en définitive, condamné au changement.
Après la passion et les échauffements des premiers jours de l’affaire des livres brûlés, le moment n’est-il pas venu de se poser et de réfléchir calmement ?Déjà confrontée à l'instabilité au nord du Mali disputé par des mouvements armés touareg et islamiste, l'Algérie s'inquiète désormais de la situation chez son autre voisin : la Mauritanie. En pleine montée des revendications démocratiques dans ce pays, marquées notamment le 2 mai dernier par une manifestation à Nouakchott pour réclamer le départ du président Mohamed Ould Abdel Aziz, le gouvernement mauritanien fait des gestes pour se concilier les mouvements islamistes. Conséquence, écrit le quotidien algérien « El Watan » : depuis plusieurs semaines la prohibition s'est installée en Mauritanie. Les forces de l'ordre perquisitionnent ainsi les snacks et les restaurants, et « ont, systématiquement, saisi les boissons alcoolisées ».
D'après un propriétaire de restaurant, « si cela continue, nous seront obligés de fermer boutique ». Et un autre affirme que « Nouakchott est devenu invivable pour les étrangers ».
Pendant longtemps le parti se réclamant des Frères musulmans, le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul), a soutenu le gouvernement. Mais, encouragés par l'arrivée des islamistes au pouvoir en Tunisie, au Maroc et en Egypte, les responsables de ce mouvement demandent à Ould Abdel Aziz de « dégager ».
Pour l'Algérie, il y a aussi d'autres sujets d'interrogation. D'après « El Watan », des Algériens se rendent désormais en Mauritanie pour suivre un enseignement religieux. Pourquoi, se demande le journal alors que les diplômes de ces « apprentis salafistes » ne sont pas reconnus en Algérie. Avec l'inquiétude que les salafistes intègrent « le jeu politique » mauritanien

