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L’opiniâtreté féroce du président Abdoulaye Wade de briguer un troisième mandat, en enjambant la constitution qu’il avait façonnée n’a d’égale que la détermination des jeunes sénégalais du M-23 à lui barrer la route. La presse se trompe en titrant «la fin de la vitrine démocratique sénégalaise ». C’est tout le contraire que nous voyons sur l’asphalte brumeux de la place de l’Obélisque et les artères désertes de la place de l’Indépendance. N’assiste-t-on pas au permanent combat entre la démocratie de procédures et la démocratie tout court ? La première avait promptement réélu Laurent Gbagbo. La seconde avait résisté et fini par imposer Ouattara. La première s’apprêtait à accorder au président Wade le droit de se faire réélire avec 25% des suffrages (soit le score que lui attribue tous les sondages officieux), avec en prime le droit de se choisir un successeur que l’on croit deviner. La deuxième lui a barré la route un certain 23 juin. Depuis, le débat fait rage entre la démocratie de procédure et la démocratie réelle. Attention, la ligne de démarcation est floue.
Le leader du mouvement Touche pas à ma nationalité (TPN), Wane Abdoul Birane, libéré mercredi après quatre jours de détention, a affirmé jeudi qu'il allait continuer son "combat légitime" pour les droits des Noirs de Mauritanie et ne se laisserait pas "intimider".
"Notre mouvement a des revendications justes et continuera son combat légitime en dépit des tentatives d'intimidation que le pouvoir nous fait subir à travers mon enlèvement et ma séquestration par la police du régime", a déclaré M. Birane lors d'une conférence de presse à Nouakchott.
Le TPN, qui s'oppose à un recensement de la population en cours jugé "raciste" par les négro-africains, réclame également "la fin de l'exclusion des Noirs du pays, le partage des richesses et du pouvoir qui sont des droits légitimes", a ajouté son leader.
Il a accusé la police d'avoir voulu "enfoncer notre mouvement" en prenant prétexte de récentes manifestations à l'université de Nouakchott. "Cette manoeuvre a échoué", a-t-il affirmé.
Un haut responsable de la police avait affirmé que M. Birane n'avait pas été arrêté pour ses activités de leader de TPN, mais "pour la constitution d'une organisation de malfaiteurs qui devaient incendier l'université de Nouakchott".
La semaine dernière, le directeur de l'université publique de Nouakchott, Abdallahi Kane, a accusé TPN et le parti islamiste modéré Tewassoul d'être derrière des manifestations qui venaient de se produire à l'université, entraînant sa fermeture pour 10 à 15 jours.
Six étudiants arrêtés au cours des évènements ont été libérés mercredi par la justice après une audition au parquet.
Le conseil de discipline de l'université avait définitivement radié huit étudiants et en avait suspendu trois autres pour un an.
Sept syndicats d'étudiants ont condamné cette décision et se sont engagés à "poursuivre la lutte" pour la réalisation de leur plate-forme revendicative qui repose sur une "amélioration" de leurs conditions de vie et de travail sur le campus universitaire.
(AFP)
Le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), parti du chef de l'opposition mauritanienne Ahmed Ould Daddah, a appelé mercredi à "mettre fin au régime" du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qu'il a qualifié de "dictature" dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Le RFD invite toutes les forces politiques et civiles, tous ceux qui ont à coeur l'avenir de la Nation, de s'unir comme un seul homme pour mettre fin au régime corrompu de Mohamed Ould Abdel Aziz, à sa répression et ses solutions sécuritaires par lesquelles il traite les problèmes du pays et de ses citoyens", a-t-il déclaré.
Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir en août 2008 à la faveur d'un coup d'Etat militaire. Ce général a ensuite pris sa retraite de l'armée pour se présenter à l'élection présidentielle de juillet 2009, qu'il a remportée.
Le RFD a dénoncé également "la répression qui s'abat ces jours sur les étudiants de l'université de Nouakchott et sur les humanitaires", dont certains ont été arrêtés mardi lors d'un sit-in organisé en soutien à des étudiants expulsés et arrêtés à l'université publique de Nouakchott.
"Le parti condamne avec énergie ces agissements et rend le pouvoir seul responsable des conséquences néfastes qui en découleraient", a-t-il ajouté, en invitant le "régime à cesser sa répression sur les étudiants, quelle que soit leur appartenance, et à libérer les détenus sans délai".
Le RFD compte huit députés sur 95 à l'Assemblée nationale. Il est membre de la Coordination de l'opposition démocratique (COD), qui regroupe une dizaine de partis politiques et qui avait boycotté les assises du dialogue national de fin septembre à fin octobre organisé par le gouvernement. (afp)

La presse malienne a critiqué les propos du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz rapportés, il y a quelques jours, par le quotidien français Le Monde, auquel il avait accordé un entretien. Les médias maliens y voient un «désengagement» de Nouakchott vis-à-vis de la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.
Le conflit armé qui se déroule au nord du Mali, opposant l'armée malienne à la rébellion des touaregs du MNLA, avait, peu de temps auparavant, déclenché une hostilité entre les deux pays, du moins par le biais d'une partie de la presse. Des écrits publiés au Mali accusent le gouvernement mauritanien d'«agir, avec la France, à la déstabilisation du Mali, par l'encouragement du MNLA à poursuivre ses attaques armées contre l'armée malienne». Une partie de la presse malienne en veut comme «preuve» la «qualité de l'accueil réservé aux réfugiés fuyant les combats se déroulant au nord du Mali».
C'est un peu comme pour les réfugiés syriens en Turquie, pays hostile au régime de Bachar Al Assad. Au-delà du raisonnement des uns et des autres, le différend entre les deux pays ne pourrait profiter qu'au Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC, ou Aqmi et compromettre l'action, sur le terrain, des pays dits du champ, dont le Mali et la Mauritanie sont membres. Le centre opérationnel militaire commun dont sont membres l'Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger, installé à Tamanrasset, pourrait ne pas fonctionner comme souhaité, avec la situation difficile prévalant dans certains des pays concernés.
D'aprés Le Temps (Algérie)
Nous sommes en route pour détrôner Mohamed Ould Abdel Aziz», ont menacé les leaders de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), dimanche dernier, à Boutilimit, Agchorguitt et Wad Naga, les dernières étapes de leur tournée de quatre jours dans la Vallée (sud-Mauritanie).

Intervenant à cette occasion, Mahfoudh Ould Battah du parti de la Convergence démocratique a détaillé que «notre projet national comprend deux volets, mettre fin au régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a confisqué le pouvoir et renversé un président démocratiquement élu. Ce, en premier lieu, et bâtir en deuxième un Etat démocratique, instaurer un régime civil et redonner aux mauritaniens la possibilité de choisir et de démettre leurs dirigeants. On ne peut plus accepter, a-t-il, que des gens utilisent les armes qu’on leur a confiées pour protéger nos frontières, contre nous et pour mener des coups d’Etat.»