Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com
  • :
Flash : Le nouveau cap de Bodiel (mardi 15 mai 2012 07:14)
Flash : Mauritanie, sit-in pour exiger le départ d'Aziz (mercredi 9 mai 2012 23:39)
Flash : Les membres de l'IRA protestent (mercredi 9 mai 2012 23:37)
Flash : 60 épaves enlevés de la baie de Nouadhibou (mercredi 9 mai 2012 23:35)
Flash : SOS racisme à propos de l'affaire Birame (mercredi 2 mai 2012 06:00)
Flash : Mauritanie: les quotas de pêche de l'UE épuisés (samedi 28 avril 2012 22:47)
Flash : Quatrième édition de la semaine du Forum des sourds (samedi 28 avril 2012 19:14)
Flash : 8e session ordinaire de Tawassoul (samedi 28 avril 2012 19:08)
Flash : Le chanteur Abou Thiam pour l'union du fleuve (vendredi 20 avril 2012 09:19)
  mauritanies1
   

Au-delà de son grand Oral, Mohamed Abdel Aziz a-t-il convaincu ?

Par moment, ce grand oral du président Mohamed Abdel Aziz rassemblait à un cours magistral administré par un professeur renommé à des étudiants admiratifs et apeurés d’une faculté de province. D’un côté, les journalistes – bien fagotés il faut le dire- et les représentants de la société civile soucieux de se faire remarquer. De l’autre l’homme fort du pays, qui voulait défendre son bilan et qui l’a fait avec une admirable maîtrise. L’exercice est louable. Seulement, il fallait compter avec les réalités du terrain. L’absence de l’esprit de contradiction s’est fait ressentir. Certes, les sujets qui fâchent ont été abordés mais à la marge, par formalité. L’impression de leçons apprises par cœur se dégageait. La raideur des interventions ne laissait aucune place à l’émotion. Pas de décharges d’adrénalines chez les nombreux mauritaniens qui ont suivi cet oral, en cherchant, comme tout téléspectateur la «petite phrase ».

Des questions ont concerné le recensement, d’autres ont évoqué AQMI, alors que d’autres ont copieusement arrosé l’opposition. La stratégie de la lutte contre la vie chère a été brossée. Mais, toujours, dans le sens du poil. Aucun des journalistes ou représentants de la société civile n’a apporté une réplique cinglante aux réponses claires et limpides du président. Comme dirait l’autre, il manquait un peu de sel au débat. Le public mauritanien gavé par la nourriture et les boissons de l’après jeun a attendu en vain la petite graine de sable qui viendrait enrayer l’assurance présidentielle et jeter un peu de gaieté dans un ramadan rude marqué par l’envolée des denrées de base. En vain, car le béni-oui-ouisme bien mauritanien l’a emporté sur les enjeux d’intérêt général.

Pourtant, il y a eu des réponses présidentielles qui méritaient contestation. Ainsi de ce recensement qu’il présente comme devant enrôler tous les mauritaniens. Pourquoi donc les maires ne sont plus officiers d’état civil (une première mondiale ?). Pourquoi tout Kaédien doit réciter la généalogie de tel illustre ministre pour prouver sa mauritanité ?

Concernant les rapports entre le premier magistrat du pays et les commerçants mauritaniens, il n’y a, comme l’a-t-il rappelé, aucune comparaison possible. En effet, le président de la république défend l’intérêt général de tous alors que les commerçants défendent leurs intérêts privés. Certes, mais pourquoi donc fermer les yeux sur les marges exorbitantes de 300% en moyenne sur la plupart des denrées de base (riz, sucre, huile) ? Disposant des moyens de coercition et du monopole de la violence légitime, l’Etat a-t-il peur de démanteler ces trafics qui ruinent les mauritaniens ? Que peuvent faire 600 boutiques témoins face à tout un système qui étrangle le citoyen avec des produits importés qui ne paient pas – dans certains cas- les droits de douanes ? Certes, le marché international flambe mais n’est-ce pas la qualité d’un gouvernement que de prévoir et d’anticiper ?

Bref, si le président de la république n’a aucun lien avec ces commerçants, il reste tout de même garant de l’intérêt général et devrait diligenter une étude sérieuse sur les marges des commerçants. Ceci nous mène à la lutte contre la gabegie. Ceci nous mène à la lutte contre la gabegie. En la matière, nous préférons considérer le verre à moitié plein.

M.S

Sondage

La Mauritanie doit-elle intégrer le Maghreb ou la CEDEAO?