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persécutée pour espérer un séjour régulier dans le vieux continent et la jeune Amérique. L’histoire «fabriquée » de Nafissatou Diallo pour obtenir un asile aux USA n’est pas un cas isolé. Ce «mensonge » qui l’a décrédibilisé (puisque, aux USA, en l’absence de témoins, seule la crédibilité de la victime permet au procureur et aux jurés de se prononcer) doit être analysé sous différents angles. Primo, toute immigrée ou tout immigré installé aux USA sur la base d’une fausse histoire et qui serait victime présumée d’une agression quelconque et sans témoins doit embrasser chrétiennement sa victime. Le procureur jettera l’éponge puisque la moindre enquête de la partie adverse conclura que la victime avait menti sur son passé pour obtenir la carte verte. Deuxio, les machos doivent se pourlécher les babines étant entendu que, désormais, dans une affaire de viol, la charge de la preuve incombe à l’accusée. En d’autres termes, celle-ci doit prouver comme au bon vieux triomphe du puritanisme triomphant, qu’elle n’est pas coupable, que ce n’est pas elle qui a tenté et provoqué le pauvre mâle. Tertio, le silence est d’or, la parole d’argent. Les interviews de Naffissatou Diallo n’ont pas joué en sa faveur. Au contraire de DSK dont la posture contrite, tête baissée au bras de sa fidèle et courageuse femme, a attiré beaucoup de sympathie. L’avocat de DSK ne lui a prescrit pourtant qu’une formule magique : bouche et motus cousue. Autre enseignement à tirer de cette rocambolesque affaire, les langues africaines ne sont pas, contrairement à ce que croient les immigrés, des murs infranchissables pour les Occidentaux. Enfin, mais vous le savez déjà , le secret bancaire n’a de secret que de nom. Et si après ces leçons, vous, riche et puissant, réservez une belle suite d’un Sofitel aux states et qu’une belle noire passe, et que ça vous tente, assurez –vous, avant de lui promettre le septième ciel, qu’elle est sans papiers. Ou, mieux, qu’elle avait fabriqué son histoire pour décrocher la « carte verte ». Encore mieux, qu’elle a un petit ami délinquant en prison.
M.S