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Baaba Maal, Artiste musicien est l’ambassadeur d’OXFAM pour la gestion humanitaire de la crise alimentaire dans le sahel, a effectué une visite de terrain au Gorgol les 17 et 18 Février pour constater l’ampleur de la crise. Ce sont en effet 700 000 mauritaniens qui souffrent d’insécurité alimentaire. Ce drame humanitaire, qui pourrait toucher 12 millions de personnes en Afrique de l’Ouest si aucune mesure rapide n’est prise, ne laisse pas le chanteur de marbre. «Je veux élever la voix pour que le monde réagisse », déclare-t-il à Mauritanies1 avec le double engagement du citoyen du monde et celui du ressortissant de ce Fouta dont il fait la promotion à travers le monde. Le Roi du Yéla est revenu largement sur le sujet lors d’une conférence de presse tenue le 20 février à l’hôtel El Khater. L’occasion aussi d’aborder la situation sociale de son pays, le Sénégal : «je souffre en regardant toutes ces scènes. J’invite les uns et les autres à se surpasser et à dépasser leur intérêt personnel pour regarder celui de la population ». entretien exclusif.
Quel est le sens de cette visite humanitaire ?
Cette fois ci je suis venu sur l’invitation d’OXFAM, m’enquérir de la situation des populations du Sahel. Les mauvaises récoltes et le manque de pluies exposent ces familles à la pauvreté et à la famine à l’image de ce qui s’est passé dans la corne de l’Afrique. J’ai visité la région du Gorgol pour essayer de comprendre ce qui s’est passé et prêter ma voix afin de sensibiliser les bailleurs de et certaines organisations à venir en aide aux populations. Je pense que c’est quelque chose qui nous interpelle tous, en tant que natifs de cette région. Je ne dois pas me taire, ni me reposer tant qu’on n’aura pas trouvé solution au problème.
Quel votre parcours dans l’humanitaire ?
Depuis quelques années, j’ai été copté par le PNUD pour d’abord être son émissaire pour la jeunesse dans le monde, ensuite pour être un envoyé des Nations Unies pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire aux cotés d’autres artistes.
Dans ce sens, on a écrit des chansonsn parlé de l’Afrique et de son aspiration à l’épanouissement dans toutes ses formes. Les hommes de culture comme nous contribuent à la sensibilisation des populations lors des grands moments. Notre but est de servir de relais entre l’Afrique et les autres partenaires du monde.
Quelles sont vos impressions à la suite de votre visite du Gorgol ?
J’ai été surpris, je pensais connaitre le sahel car je voyage beaucoup dans tous ces pays qui sont touchés par un début de famine. Mais quand on va dans des villes reculées comme Kaédi, on se rend compte que ces personnes font des mois ou semaines sans bouger de leur localité. Ils n’ont aucun horizon devant eux. On essaie de comprendre leur journée. Les enfants n’ont souvent que deux classes, les familles ont des difficultés pour accéder à l’eau. Les gens vivent dans des semblants de maisons, sans murs. C’est poignant de voir tout ça autroisième millénaire. Les villages sont démunis à 100% et attendent de l’aide.
D'où vient cet engagement?
Ma musique a toujours été consciente de ces problèmes. Le souci du texte est ancré, dans la musique mauritanienne en général et peulh en particulier. Je connais pratiquement tous les artistes mauritaniens car ici c’est mon second pays. Je suis du Sénégal certes mais je suis très souvent venu ici. ça ne doit pas être difficile de monter des productions sur scène ensemble pour promouvoir ces actions avec OXFAM. Ce projet doit être celui de tout un chacun.
Aujourd’hui vous êtes dans l’action humanitaire est- ce que vous comptez faire demain de la politique?
Je suis déjà dans quelque chose qui me tient à cœur, c’est ce que je fais depuis, bien avant de rencontrer le PNUD. Mon groupe s’appelle Dandé Lénol (NDLR: voix du peuple).Nous n'avons pas choisi ce nom par hasard. L'on s'est dit que cette musique pourrait devenir la voix de toutes ces personnes qui ont envie que leur voix soit entendue dans certaines parties du monde, pour parler de leurs problèmes, de leur présent et de leurs projections vers le futur. Pour moi c’est déjà de la politique.
Mon rôle, en tant que musicien, me permet d’avoir une position beaucoup plus confortable pour pouvoir parler franchement et sincèrement à toutes les composantes de ma société, en écoutant les deux parties (les politiciens et populations). Des l’instant qu’il est
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Le geste est lent et raffiné. La démarche étudiée. Lorsque Maâlouma Bent Ould Meydah, la diva de Mauritanie, monte sur scène, c’est presque un rituel. La sensibilité est convoquée dans la beauté de la simplicité. Maâlouma est une femme sans âge. Habillée d’une melahfa, tenue traditionnelle aux couleurs de la nuit, l’invitée de marque du troisième Festival international des arts de l’Ahaggar a entamé son concert, samedi soir à l’esplanade du 1er Novembre à Tamanrasset, par une chanson aux sonorités rock. Une manière d’impliquer le public nombreux et jeune. Elle passe ensuite, soutenue par les choristes Hawa et Zeina, au blues. Maâlouma, aux capacités vocales impressionnantes, ne s’interdit rien.
A 31 ans Mohamed Ould Cheikh connu sous le nom d’artiste de Big Mo est un rappeur Mauritanien mais malien de cœur. Handicapé moteur Big Mo est un amoureux de la musique et du rap en particulier à 200% depuis sa jeunesse dit-il .A le voir on a l’impression d’apercevoir le chanteur américain snoop dog
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Politologue français, directeur de recherche au CNRS et depuis mai 2008 directeur de l’Ifpo (Institut Français du Proche-Orient), à Damas, le professeur François Burgat, a donné ce mardi 25 octobre une conférence à l’Institut Français de Mauritanie à Nouakchott sous le thème « Le 11 septembre, 10 ans après, quelles leçons et pour qui ? »
Parmi les principaux axes que le professeur Burgat a abordé, on peut relever cette question : Qui a fabriqué Al Qaeda ? Sur cette question, il a estimé que ceux qui ont crée Al Qaeda se sont réunis à Charm El Cheikh en 1996. Il s’agit de plusieurs dirigeants occidentaux dont Bill Clinton et ceux des « régions autoritaires », a-t-il dit. Il a affirmé dans ce rappel historique que cette ville égyptienne a été un lieu important de prise de décisions.
Pr Burgat a ajouté que les participants à cette conférence se sont dit avoir un ennemi en commun. C’est « le terrorisme islamiste ».
Il a en outre critiqué ce qu’il appelle le coté pernicieux du « Dialogue des cultures » qui est un instrument utilisé pour faire renoncer à l’autre certaines pratiques de sa propre culture.
Enfin, pour le politologue français, il existe une arme absolue contre le terrorisme se résumant en un mot : le partage. Mais, regrette t-il, personne s’ose prononcer ce mot. Dans le mot « partage », il y a entre autres, selon lui, le partage de la Palestine et le partage des ressources.
Il faut dire que François Burgat est l’auteur de L’islamisme à l’heure d’Al-Qaidaparu aux Editions La Découverte en 2005.
Amadou Kane